Nous sommes le

 

 

 

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Quand le soleil paraît...ce n'est pas pareil  — Le message de notre évêque, Mgr Vital Massé, pour Pâques 4 avril 2010

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La grippe A (H1N1) -Mesure préventives dans les églises
Dans une Lettre de l’évêque, Mgr Vital Massé demande aux responsables en paroisses de prendre des mesures préventives concernant la grippe A(H1N1), et ce, jusqu’à ce que la situation revienne à la normale. (fichier PDF)
8 octobre 2009

 

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Lancement diocésain de l'année pastorale 2009-2010
9 septembre 2009
Allocution d'ouverture prononcée par Mgr Vital Massé, évêque du diocèse de Mont-Laurier, à la journée du lancement diocésain de l'année pastorale, le 9 septembre 2009. Ce rassemblement annuel des personnes en responsabilité pastorale présente la priorité diocésaine pour l'année pastorale en cours.

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Pâques pour qui, pour quoi? Le message de notre évêque Mgr Vital Massé.
(avril 2009)
(texte que je joins en format pdf)

 

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Pourquoi des indulgences? « Le Christ ne nous pardonne-t-il pas tous nos péchés quand nous recevons le sacrement du pardon? Pourquoi avons-nous besoin des indulgences? » Le chancelier du diocèse de Mont-Laurier y apporte réponse.
(texte que je joins en format pdf)

 

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En cette période de Noël, un message de Mgr Vital Massé, évêque du diocèse de Mont-Laurier
Décembre 2008
S 'il y a dans la vie des hivers dont nous avons très peu de contrôle, il y en a d'autres qui, en grande partie, dépendent de nous : la froideur de nos relations, l'indifférence vis-à-vis le bien-être de l'autre, ces haines, ces rancunes que nous entretenons... Ce sont parfois les hivers les plus pénibles à porter.

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Collecte spéciale pour les vocations (23 novembre 2008)
Novembre 2008

Nos aspirants au sacerdoce se préparent à être au service de notre diocèse (Mont-Laurier) et nous avons à coeur de les aider dans la poursuite de leur vocation. Dans une lettre à ses diocésaines et diocésains, l'évêque incite à la solidarité et la générosité lors de la prochaine collecte qui aura lieu en la fête du Christ-Roi, le dimanche 23 novembre 2008.

 

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Lancement diocésain de l'année pastorale 2008-2009
5 septembre 2008
Allocution d'ouverture prononcée par Mgr Vital Massé, évêque du diocèse de Mont-Laurier, à la journée du lancement diocésain de l'année pastorale, le 5 septembre 2008. Ce rassemblement annuel des personnes en responsabilité pastorale présente la priorité diocésaine pour l'année pastorale en cours.

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Protocole de prévention et d'intervention dans les situations d'abus sexuels sur des mineurs (fichier PDF)
Mai 2008
Déjà depuis 1994, dans la continuité du document «  De la souffrance à l'espérance  » publié par la Conférence des évêques catholiques du Canada (1992), nous utilisions une politique intitulée «  Protocole de prévention et d'intervention dans les situations d'abus sexuels envers des mineurs  », produite conjointement par les diocèses de Saint-Jérôme et de Joliette.

Le diocèse de Mont-Laurier s'est associé à ces deux diocèses pour réviser ce protocole en donnant plus de place au volet prévention au moyen de l'information à l'ensemble de la communauté et de sa formation. Il s'enrichit également des travaux de réflexion de la Conférence des évêques catholiques du Canada. Il est donc destiné à éclairer toute personne appelée à prévenir ou à intervenir dans la résolution d'une situation d'abus sexuel sur des mineurs.

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Lettre pastorale sur l'adoration eucharistique
14 janvier 2008  
En préparation au Congrès eucharistique international qui se tiendra à Québec du 15 au 22 juin 2008, Mgr Vital Massé, évêque du diocèse de Mont-Laurier, adresse à ses diocésains et diocésaines une lettre pastorale sur l'adoration eucharistique. Pour faciliter l'échange après lecture et réflexion, un questionnaire est mis à votre disposition pour mieux approfondir les divers aspects de cette lettre pastorale.

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Lancement diocésain de l'année pastorale 2007-2008
Allocution d'ouverture prononcée par Mgr Vital Massé, évêque du diocèse de Mont-Laurier, à la journée du llancement diocésain de l'année pastorale, le 19 septembre 2007. Rassemblement annuel où on y présente la priorité diocésaine pour l'année pastorale en cours.

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Lancement diocésain de l'année pastorale 2006-2007
Allocution d'ouverture prononcée par Mgr Vital Massé, évêque du diocèse de Mont-Laurier, à la journée du lancement diocésain de l'année pastorale, le 30 août 2006. On y présentait la priorité diocésaine pour l'année pastorale 2006-2007.

 

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Regroupements des paroisses - COMITÉS DE TRANSITION
Dans la foulée de notre priorité diocésaine « Se regrouper pour annoncer Jésus-Christ », des comités interparoissiaux sont en train d'être mis sur pied   un peu partout dans le diocèse de Mont-Laurier en vue de procéder au regroupement des paroisses. Ces quelques balises devraient à tout le moins permettre aux comités de regroupement de démarrer sur un bon pied.
17 janvier 2006

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Collecte spéciale pour les vocations
Abandonnée depuis nombre d'années parce qu'elle n'avait ni séminaristes ni stagiaires en paroisses à soutenir, elle est remise en place devant des besoins nouveaux qui se manifestent présentement.
20 novembre 2005

 

 

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Allocution d'ouverture
prononcée par Mgr Vital Massé, évêque du diocèse de Mont-Laurier, à la journée du lancement diocésain de l'année pastorale, le 31 août 2005. On y présentait la priorité diocésaine pour l'année pastorale 2005-2006.
31 août 2005

Collecte spéciale pour les vocations
23 novembre 2008

+ Vital Massé
Évêque de Mont-Laurier
Novembre 2008

Chers diocésaines et diocésains,

Aussi souvent que j'ai à rencontrer mes confrères évêques du Québec, je suis toujours très fier de pouvoir leur partager notre joie d'avoir trois séminaristes qui se préparent à devenir prêtres au Grand Séminaire de Montréal. Comparativement à plusieurs autres diocèses, nous sommes vraiment privilégiés. Sachons en rendre grâce à Dieu et continuons à prier pour les vocations.

Le fait cependant que le nombre de séminaristes a énormément diminué depuis quelques années oblige les autorités du Grand Séminaire à augmenter substantiellement les frais de scolarité et de pension. C'est dire que la collecte annuelle pour les vocations prend une importance accrue.

Je compte sur votre solidarité et sur votre générosité lors de la « Collecte pour les vocations » qui aura lieu en la fête du Christ-Roi, le dimanche 23 novembre prochain. À l'avance je vous en remercie.

Il est toujours possible d'envoyer votre don directement à l'évêché en l'adressant à :

OEuvre des vocations
Évêché de Mont-Laurier
435, rue de la Madone
Mont-Laurier (Québec)   J9L 1S1

 

Allocution d'ouverture prononcée par Mgr Vital Massé, évêque du diocèse de Mont-Laurier, à la journée du lancement diocésain de l'année pastorale 2008-2009.

5 septembre 2008

Me voici...au rendez-vous

Chères collaboratrices,
Chers collaborateurs,

Déjà, par votre présence, vous mettez en application le thème choisi pour cette journée et pour notre année pastorale 2008-2009 :
«  
Me voici... au rendez-vous »

Ce thème est en continuité avec celui de l'an dernier : « As-tu rencontré Jésus Christ? » Cette année, nous essayerons d'approfondir comment chacune de nos rencontres, chacun de nos rendez-vous, peut être une véritable occasion de rencontrer Jésus Christ, peut être un rendez-vous nourrissant pour notre foi et la foi des personnes avec qui ou pour qui nous travaillons.

Aussi, chacun de nos rendez-vous, aussi bien ceux que nous organisons nous-mêmes que ceux qui nous sont donnés par les événements, par la vie, peuvent être porteurs, de façon implicite, d'une parole d'évangile, d'une Bonne Nouvelle. Nous savons d'ailleurs, probablement par expérience personnelle, que ce que l'on fait, voire même notre manière d'être, parle plus fort que ce que l'on dit. Si, par exemple, je me rappelle les professeurs qui m'ont marqué davantage, ce ne sont pas nécessairement les plus savants, mais ceux qui étaient les plus humains, ceux qui étaient proches de nous et partageaient nos espoirs et nos difficultés, ceux qui ne se contentaient pas seulement de remplir notre cerveau de belles connaissances, mais qui se préoccupaient de nous aider à trouver un sens à notre vie.

Des rendez-vous, il y en a de toutes sortes et de toutes dimensions. Récemment, nous avons eu le Congrès eucharistique international à Québec. Des milliers de personnes ont profité de ce rendez-vous de la foi des plus exceptionnels dans notre histoire religieuse. Des milliers de personnes ont voulu répondre à ce rendez-vous pour proclamer, pour célébrer leur foi, pour témoigner de leur joie d'appartenir au Christ.

Il y a une foule d'autres rendez-vous, beaucoup plus simples, mais qui peuvent être tout aussi révélateurs de la présence du Christ : « Que deux ou trois soient réunis en mon nom, nous dit Jésus, je suis là au milieu d'eux ». (Mt 18, 20)

Il y a eu aussi, récemment, à l'intérieur des fêtes du 400 e anniversaire de la ville de Québec, d'autres rendez-vous importants sur les Plaines d'Abraham. Un nombre considérable de fans sont allés acclamer leur idole, Paul McCartney ou Céline Dion.

Tout récemment, c'était les Jeux Olympiques à Pékin. Ce fut une occasion unique pour les chinois de faire preuve de leur ingéniosité et de leur fierté d'appartenir à leur pays. Dans les témoignages recueillis auprès des athlètes, il y a un aspect qui m'a davantage frappé, c'est l'importance que ces athlètes attribuaient à leur entraîneur. Avoir un bon guide, un bon stimulateur, un bon inspirateur, c'est considéré comme indispensable au succès.

Quelqu'un s'offre à être notre entraîneur, notre inspiration pour le succès de chacun de nos rendez-vous dans le domaine de la foi. Il est depuis toujours passé maître en ce domaine, c'est le divin Maître. Nous avons d'ailleurs toujours avantage à ouvrir le livre de la Parole pour nous imprégner de la mentalité qui se dégage à travers les rendez-vous qu'Il a Lui-même vécus. Il peut nous inspirer dans nos propres rendez-vous que sont les principaux événements de notre vie, comme ceux faisant partie de notre quotidien. Alors, ce qui risquerait de passer comme un moment banal peut devenir ainsi un temps fort de rencontre avec notre entraîneur et un moment de révélation des données les plus fondamentales de notre foi.

Sans diminuer l'importance des rendez-vous que nous aimons privilégier nous-mêmes, nos agendas nous fournissent une foule de rendez-vous qui peuvent devenir autant de rencontres éducatrices de notre foi personnelle et de la foi de notre communauté chrétienne.

Les appels ne manquent pas de témoigner de notre appartenance et de notre solidarité avec le Christ et les autres à l'intérieur de nos familles, de notre milieu de travail, de nos mouvements et surtout de nos responsabilités comme éducateurs et éducatrices de la foi. Qui d'entre nous n'est pas conscient ou consciente qu'il y a un vaste champ d'agir pastoral qui s'offre à nous, notamment vis-à-vis tous ces jeunes qui, à partir de maintenant, ne recevront aucun enseignement religieux dans leur monde scolaire.

Il nous faudra nous remettre sans cesse à l'école de notre instructeur et ami Jésus pour apprendre à   mieux réussir nos rendez-vous et les imprégner de sa mentalité. Il suffit parfois d'un court moment d'intensité de rencontre pour changer notre vie ou celle de quelqu'un d'autre. Pensons, à titre d'exemple, au bon larron que certains ont déjà appelé le saint larron, crucifié à côté de Jésus sur la montagne du calvaire; un rendez-vous un peu banal s'il en fut un. Une phrase, un regard et tout est changé. « Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras dans ton royaume ». « En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis ». (Lc 23, 42. 43)

Il y a par contre des rendez-vous où le Seigneur se laisse davantage découvrir. C'est le cas des disciples d'Emmaüs. Ils font un bon bout de chemin avec Jésus sans se rendre compte du rendez-vous important qu'ils sont en train de vivre. C'est seulement rendu à la maison de l'un d'eux, à la fraction du pain, que leurs yeux s'ouvrirent et qu'ils le reconnurent (Mt 24, 13). C'est souvent dans une occasion de partage de notre pain, c'est-à-dire de nos talents et de notre vie, que nous devenons révélateurs et révélatrices de la présence du Seigneur. « Dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, dit Jésus, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25, 40).

La vie nous offre aussi de ces rencontres imprévues, insoupçonnées même. Ce fut le cas de Zachée qui aurait sans doute préféré garder son espace de discrétion et d'anonymat, grimpé sur son sycomore. Cette fois, c'est Jésus lui-même qui fixe le rendez-vous, qui s'invite. « Zachée, descends vite, car il me faut aujourd'hui demeurer chez toi » (Lc 19,5). Sans hésitation, Zachée a ouvert sa porte, surtout la porte de son coeur et on connaît le résultat. Toute sa vie a été transformée : « Voici, Seigneur, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres, et si j'ai extorqué quelque chose à quelqu'un, je lui rends le quadruple. » (Lc 19,8) Un rendez-vous qui s'adresse à la personne et qui touche son coeur, ne peut faire autrement que de changer quelque chose à sa vie.

L'heure n'est pas aujourd'hui de faire la compilation de nos rendez-vous plus ou moins réussis ou plus ou moins ratés. Le moment est plutôt d'offrir au Seigneur une disponibilité qui va lui permettre de réussir, par nous, les rendez-vous qu'Il aimerait réaliser à travers nos préoccupations, nos projets et le terrain propice de notre agir pastoral.

Puissions-nous développer cette conviction que le Seigneur est toujours intéressé à faire partie de nos cheminements et de nos expériences quotidiennes et qu'Il est toujours là au milieu de nous. Comme pour les disciples d'Emmaüs, en faisant route avec nous, le Seigneur veut imprégner nos coeurs de sa Parole et illuminer nos intelligences de son Esprit. Puissions-nous le reconnaître avant d'arriver à la Maison du Père.

+ Vital Massé
Évêque de Mont-Laurier

 

Allocution d'ouverture prononcée par Mgr Vital Massé, évêque du diocèse de Mont-Laurier, à la journée du lancement diocésain de l'année pastorale 2007-2008.

19 septembre 2007

As-tu rencontré Jésus Christ?

Telle est la priorité, tel est le mot d'ordre qui nous servira de charnière tout au long de la prochaine année pastorale.

Il s'agit, il va de soi, d'une question fondamentale que tout chrétien et toute chrétienne devrait se poser plusieurs fois durant sa vie. Question qu'il est d'abord opportun de nous poser à nous-mêmes. Question qui devrait demeurer sous-jacente à tous nos agirs pastoraux.

Une vieille maxime dit : « Si tu veux enseigner les mathématiques à Paul, tu dois d'abord connaître Paul et ensuite lui faire découvrir les mathématiques. »

Face à ces gens pour qui nous oeuvrons, il y a des questions préalables à se poser : Qui sont ces gens ? D'où viennent-ils ? Le message que nous apportons, la Bonne Nouvelle dont nous voulons témoigner s'adresse à des gens qui ont déjà une histoire, à des gens qui ont sans doute des aspirations, qui portent peut-être certaines déceptions, qui sont en recherche d'un mieux-être. Il y a des gens qui, pour diverses raisons, ne se sentent plus de la maison. Ils ont perdu le langage de la maison. Ils sont devenus comme des étrangers. Leurs réactions peuvent parfois même nous dérouter.

Spécialement dans la mission qui nous est confiée, l'essentiel c'est d'abord d'aimer les personnes que nous rencontrons. Saint Augustin nous dit : « Pas de catéchèse possible si ce n'est pas enveloppée de charité » . Rien ne sert de monter un projet catéchétique si ce n'est dans un contexte d'accueil et de charité. Le Concile Vatican II nous avait rappelé que la vraie façon de réussir la catéchèse était qu'elle soit baignée dans la charité pastorale. Il y aurait sans doute avantage à citer l'hymne à la charité de l'apôtre Paul : « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je ne suis plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit. Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. » (I Co 13, 1-2)

Aussi, ce Dieu que nous avons à présenter doit être d'abord perçu comme un Dieu qui nous aime sans condition. Que nous soyons bons n'est pas un préalable pour que Dieu nous aime. Dieu est toujours Celui qui fait les premiers pas, Celui qui nous aime le premier. Et ce qu'Il a d'abord à nous offrir ce n'est pas un code de lois mais une invitation à entrer dans son plan d'amour.

Notre tâche consiste à accompagner en mettant les parents et les enfants en relation avec la Parole de Dieu. C'est elle qui peut éclairer les esprits et changer les coeurs. Nous devons envisager notre tâche avec beaucoup d'humilité. C'est déjà un grand privilège d'être les collaborateurs et collaboratrices de Dieu, mais c'est Lui qui demeure le Maître d'oeuvre dans notre agir pastoral. Dans sa première lettre aux Corinthiens, saint Paul, nous dit comment il avait compris la beauté et les limites de sa mission : Qu'est-ce donc, qu'Apollos ? Et qu'est-ce que Paul ? Des serviteurs par qui vous avez embrassé la foi, et chacun selon ce que le Seigneur lui a donné. Moi, j'ai planté, Apollos a arrosé ; mais c'est Dieu qui donnait la croissance. Ainsi donc, ni celui qui plante n'est quelque chose, ni celui qui arrose, mais celui qui donne la croissance : Dieu » (I Co 3, 5-7)

L'Église doit se considérer dans une situation fragile, une situation de pauvreté et de faiblesse. En cela nous voulons imiter Dieu qui ne s'est pas contenté de sa condition divine mais a accepté de devenir l'un des nôtres en se faisant obéissant jusqu'à la mort sur la croix.

D'ailleurs, il nous faut bien admettre qu'il y a toujours un écart entre ce que nous voulons et ce que nous pouvons réaliser, un écart entre les parents idéals et ceux que nous côtoyons, entre les enfants idéals et ceux que nous essayons de catéchiser. L'Église idéale n'existe pas ; elle est sans cesse à construire, à améliorer. Souvent même nous constatons que la première évangélisation n'a pas eu lieu. La catéchèse ne peut alors se contenter de nourrir la foi. Il faut accepter de faire un bon bout de chemin avec les gens, accepter leur lenteur et la variété de leurs cheminements, accepter de semer dans la foi.

Dans ce souci de donner le meilleur accompagnement possible, il convient d'accorder la plus grande importance au respect des cheminements et à la liberté des personnes que nous rencontrons. Soyons conscients que souvent nous allons à contre-courant. « Nos contemporains sont rébarbatifs à des présentations doctrinales définissant à priori ce qu'il faudrait recevoir comme la vérité. Ils sont plutôt à la recherche de voies spirituelles leur permettant de construire leur identité de façon autonome, à partir d'expériences jugées valables par eux. » (Jésus Christ chemin d'humanisation, p. 61)

Rencontrer Jésus Christ, c'est découvrir du même coup un chemin d'humanisation, un chemin de vie. Au long des siècles et jusqu'à nos jours, une multitude de croyants ont connu la transformation de leur vie grâce à la rencontre du Christ vivant. Il y a d'abord eu ces témoins de la première heure qui ont été fortement interpellés par l'agir et la parole de Jésus : les apôtres (Jn 1, 38-39 2 ), la Samaritaine (Jn 4, 5-42) , Zachée (Lc 19, 1-10) , Marie-Madeleine (Jn 20, 11-18), les disciples d'Emmaüs (Lc 24, 13-35) et tant d'autres.

« La rencontre du Christ fait découvrir un Dieu proche des petits, des exclus et des pécheurs. Cette rencontre renouvelle radicalement la vie des personnes et aussi des communautés (Actes des Apôtres). Elle se produit essentiellement par l'accueil, sous l'action de l'Esprit, de l'amour du Père révélé en Jésus. Elle survient comme un événement marquant, toujours en rapport avec le contexte singulier où se trouvent les individus ou les groupes concernés. Elle est nourrie et prolongée par l'accueil de la Parole de Dieu, la prière, l'Eucharistie. » (Jésus Christ chemin d'humanisation, p. 12)

« La formation à la vie chrétienne vise à faire découvrir, apprécier et approfondir la proposition évangélique d'une vie en abondance à la suite du Christ. » (Jésus Christ chemin d'humanisation, p. 7)

Le message évangélique est plus que jamais d'actualité. Il vient à la rencontre des aspirations les plus profondes des femmes et des hommes de notre temps. Cependant l'accès à la Parole de Dieu connaît aujourd'hui des chemins plus incertains à cause de la méconnaissance du fait chrétien qui est de plus en plus massive et profonde. Aussi, le langage religieux et l'appartenance ecclésiale sont largement dévalorisés, bien qu'une quête spirituelle, qui peut prendre diverses formes, demeure toujours présente chez nos contemporains.

« Un défi majeur de l'évangélisation consiste aujourd'hui à se réapproprier le discours chrétien et à réapprendre à dire sa foi. Comment écouter la Parole de Dieu de manière à nous laisser transformer par elle ? Comment les disciples du Christ peuvent-ils retrouver le chemin de leur parole comme écho à la Parole reçue... ? » ( Jésus Christ chemin d'humanisation, p. 25)

« Le mouvement de l'accueil et du don de la Parole amène une transformation majeure du rôle du témoin, du catéchète ou du pasteur : il n'est plus celui qui « sait », qui « énonce » d'un lieu d'autorité; il est celui qui a trouvé le chemin de l'accueil et du don en lui-même et qui accompagne les autres dans leur recherche de ce chemin de la Parole en eux. » (Jésus Christ chemin d'humanisation, p.   26)

La formation à la vie chrétienne conduit nécessairement à participer à la vie ecclésiale. Dans le domaine de la foi plus que partout ailleurs il est juste d'affirmer que « nul n'est une île ». Admettons cependant que, dans notre Église, cette dimension pose pour nous aujourd'hui de sérieuses difficultés. D'aucuns oseront même affirmer que la religion, c'est une affaire privée. Quoi qu'il en soit, même si elle connaît des difficultés réelles, l'Église sait quand même nous donner des signes de sa vivacité. Mentionnons, à titre d'exemples, la participation accrue des laïcs aux activités pastorales, l'augmentation des ressources humaines et matérielles accordées aux fins de l'évangélisation, le témoignage de chrétiens et de chrétiennes qui s'engagent en faveur de la justice, de la paix et du respect de l'environnement. Lors d'un colloque important tenu à Québec récemment, l'un de nos grands théologiens, bien au fait de l'évolution religieuse au Québec, M. Gilles Routhier, affirmait qu'en formation à la vie chrétienne, nous avons fait, ces dernières années, non seulement des pas en avant mais des bonds.

La période que nous vivons n'est sans doute pas de tout repos, mais elle est remplie d'espérance. Mère Teresa disait un jour que « Les temps les plus difficiles sont les plus évangéliques » .

Chose certaine, l'Église pourra toujours compter sur la fidélité de l'Esprit pour la renouveler et la guider. Et, s'il y a un certain désert à traverser nous avons, pour maintenir notre espérance éveillée, la promesse même du Christ à son Église : « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde. » (Mt 28, 20)

+ Vital Massé
Évêque de Mont-Laurier

 

Allocution d'ouverture prononcée par Mgr Vital Massé, évêque du diocèse de Mont-Laurier, à la journée du lancement diocésain de l'année pastorale, le 30 août 2006. On y présentait la priorité diocésaine pour l'année pastorale 2006-2007.

 

Priorité diocésaine 2006-2007
30 août 2006

Mgr Vital Massé, évêque de Mont-Laurier

            Au début de cette journée de lancement de l'année pastorale 2006-2007 j'aimerais d'abord vous remercier d'être venus participer à cette rencontre. Je crois que votre présence, en plus d'être un réconfort pour l'évêque est aussi, il me semble, un réconfort pour chacun et chacune d'entre vous. De nous retrouver ensemble pour partager nos projets communs est de nature à recharger ensemble nos batteries pour entreprendre la nouvelle année pastorale. Aussi, cette rencontre nous fournit l'occasion de vous remercier très sincèrement pour le travail important, voire même indispensable que chacun et chacune accomplit dans son milieu. Nous ne sommes pas toujours là pour vous donner une petite tape sur l'épaule et vous dire notre reconnaissance pour votre dévouement et votre générosité. Mais nous sommes conscients de l'importance de votre collaboration.

Nous avons cru bon de garder la même priorité pastorale que l'an dernier : « Se regrouper POUR ANNONCER JÉSUS CHRIST » . Nous voulons cependant que, cette année, l'insistance soit portée beaucoup plus sur l'aspect pastoral que sur l'aspect administratif.

 

            Au cours de l'année dernière, nous avons mis beaucoup de temps pour des rencontres de sensibilisation, d'explication et de mise en place des nouvelles paroisses regroupées. Ce projet diocésain de regroupement de paroisses est déjà bien avancé. Je sais que c'est un défi pas toujours facile à relever. D'ailleurs, en aucun moment on a prétendu qu'il s'agissait d'une voix de facilité. Mais comme tous les autres diocèses du Québec, nous avons compris que c'était le moyen le meilleur à envisager pour l'avenir de notre diocèse.

            Qu'il me soit permis de rappeler ici que ce projet doit rejoindre toutes les paroisses du diocèse. En aucun moment nous avons laissé entendre qu'il était libre d'y adhérer ou de ne pas y adhérer. Là où une négociation était possible c'était quant au choix des paroisses avec lesquelles il était plus opportun de se regrouper.

            J'invite donc les quelques paroisses, qui retardent à donner suite à ce projet diocésain, à le faire dans les plus brefs délais possibles. Vaut mieux prendre le train quand il passe, autrement il pourra être difficile de le rattraper. Si cela suppose certains renoncements, il faut mettre de l'avant l'exigence d'une solidarité avec les autres paroisses qui, pour la plupart, n'ont pas opéré ce regroupement par goût mais plutôt pour répondre solidairement à une exigence diocésaine.

            Aujourd'hui et durant toute cette nouvelle année pastorale, nous parlerons davantage des quatre axes de la vie chrétienne : éducation de la foi, célébration, fraternité et engagement.

            J'aime à vous rappeler que si vous êtes ici ce matin, ce n'est pas par hasard. Tous et toutes vous avez été choisis pour accomplir un travail d'Église. À ce compte-là, vous avez droit à un souffle particulier de l'Esprit-Saint et aussi, vous avez plus que d'autres, à donner un témoignage de chrétiens et de chrétiennes engagés à la suite du Christ et des apôtres. Spécialement ceux et celles qui sont impliqués dans l'éducation de la foi, ce n'est pas seulement une fonction que vous avez à accomplir mais un véritable ministère. Et vous tous et vous toutes à qui l'on a confié une responsabilité dans l'Église, vous êtes porteurs et porteuses de la grande mission de l'Église qui est d'annoncer Jésus Christ et d'engendrer de nouveaux disciples.

            C'est déjà vous dire que, durant cette année pastorale 2006-2007, nous voulons faire un effort pour approfondir la spiritualité de notre engagement en Église, et nous brancher encore plus fermement sur le Christ qui doit toujours demeurer pour nous la Voie, la Vérité et la Vie.

            Pour que nous ayons le goût d'annoncer le Christ, il faut d'abord que le Christ soit pour nous une Bonne Nouvelle. Il faut aussi que nous soyons convaincus que le message évangélique est plus que jamais d'actualité et qu'il peut toujours répondre aux aspirations les plus profondes des hommes et des femmes de notre temps. Il faut également que nous ayons la conviction de la présence agissante de l'Esprit-Saint. « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin de monde » (Mt 28,20). L'Église dont nous faisons partie a deux mille ans d'histoire. Elle a déjà connu des difficultés beaucoup plus grandes que celles que nous connaissons aujourd'hui. Mais jamais elle n'a cessé de porter le flambeau de la foi. Elle ne peut s'écrouler car elle est fondée sur ce roc qu'est le Christ. À nous, dans la foi, de poser le plus solidement possible notre pierre pour l'édification du Royaume de Dieu.

 

 

 

Regroupement des paroisses
COMITÉS DE TRANSITION

Dans la foulée de notre priorité diocésaine « Se regrouper pour annoncer Jésus-Christ », des comités interparoissiaux sont en train d'être mis sur pied   un peu partout dans le diocèse en vue de procéder au regroupement des paroisses. Ces comités ne seront actifs que le temps d'assurer une transition. Voici quelques considérations importantes concernant la formation de ces comités.

1-   Il va de soi que les présidents et présidentes d'assemblée de fabrique sont des   membres d'office de ces comités . Ils devraient normalement être accompagnés de deux marguilliers-ères de leur assemblée de fabrique respective.   Il est de grande importance que des personnes impliquées en pastorale fassent aussi partie de ces comités puisqu'il faudra fournir un plan pastoral aussi bien qu'administratif des paroisses existantes et des   nouvelles paroisses.

2-   Parmi les membres de ce comité, on désignera une personne qui assumera la fonction de la présidence . Cette personne devra dresser l'ordre du jour des     rencontres du comité, animer les rencontres du comité, voir à la répartition des tâches telles que décrites dans le « Guide pour le regroupement des paroisses  », s'assurer de l'exécution et du suivi de ces tâches. Cette fonction peut être assumée par un président ou présidente d'assemblée ou par tout autre membre du comité interparoissial qui rencontre l'assentiment des membres du comité.

3-   Les prêtres qui portent la responsabilité d'accompagnateur des paroisses concernées par un regroupement sont également membres d'office du comité . Leur rôle en est un d'accompagnement et de supervision de la bonne marche des travaux du comité. En cas de conflit, de mésentente ou de dysfonctionnement du comité, ils seront appelés à jouer le rôle d'arbitre, de conciliateur ou, encore, de lien avec les autorités diocésaines.

4-   Le comité interparoissial devra également s'assurer d'une personne qui fasse office de secrétaire . Cette personne peut être choisie parmi les membres du comité. On peut aussi faire appel à une personne extérieure au comité et qui dispose des habilités nécessaires à cette tâche : capacité d'écoute, de synthèse, et de rédaction pour la mise en forme des échanges, des grandes conclusions ou des décisions du comité. Pour éviter tout éventuel conflit d'intérêt   dans une réorganisation future des services de la nouvelle paroisse , on veillera à ce que cette fonction ne soit pas assumée par un ou une des secrétaires déjà employés par l'une ou l'autre des paroisses actuelles impliquées dans le regroupement. Si cela était déjà prévu par certains comités déjà en marche, il faudra absolument remédier à cette situation.

Bien sûr, nous ne pouvons prévoir à l'avance tous les cas d'espèce susceptibles de se produire au fil des travaux des comités. Il y aura toujours matière à adaptation et à ajustements. Mais nous croyons que ces quelques balises devraient à tout le moins permettre aux comités de regroupement de démarrer sur un bon pied.   

 

André Chalifoux, vicaire général

 

 

Collecte spéciale pour les vocations

Abandonnée depuis nombre d'années parce qu'elle n'avait ni séminaristes ni stagiaires en paroisses à soutenir, elle est remise en place devant des besoins nouveaux qui se manifestent présentement.   Fixée au dimanche de la fête du Christ-Roi (le 20 novembre cette année), elle fait partie d'un appel à la population à participer par divers moyens au soutien financier et spirituel de futurs prêtres. L'évêque a publié une brève lettre à ce sujet.  

La voici :

Chers diocésaines et diocésains,

            Il n'y a pas si longtemps, la coutume était de faire une collecte spéciale annuelle pour les vocations, laquelle avait permis de ramasser un certain fonds pour venir en aide aux futurs prêtres.

            Comme nous n'avons pas eu de séminariste depuis un certain nombre d'années, il était devenu moins opportun de continuer cette collecte spéciale pour les vocations.

            Grâce à Dieu et sans doute aussi grâce à la réponse généreuse de certains jeunes, nous avons au Grand Séminaire de Montréal, un séminariste qui a terminé ses deux ans de philosophie et qui fait actuellement sa 1 re année de théologie : il s'agit de Jean-François Roy de Sainte-Agathe. Aussi, si tout va comme prévu, nous pouvons espérer avoir un autre candidat en vue de la prêtrise l'an prochain et possiblement un autre dans deux ans. De plus, nous avons eu la joie d'ordonner Sylvain Desrosiers comme prêtre de notre diocèse, le 25 septembre dernier.

Nous devons nous réjouir de ces bonnes nouvelles. Ce qui, cependant, nous oblige à renflouer notre fonds d'aide aux futurs prêtres, lequel est actuellement déficitaire dû à la cessation des quêtes et à un soutien substantiel des candidats des années 1989, 1990 et 1991. Vous vous doutez qu'autant pour les futurs prêtres que pour d'autres étudiants, le coût des études et de la pension a beaucoup augmenté. Et il faut maintenant 7 ans, après le cégep, pour former un prêtre (2 ans de philosophie, 3 ans de théologie et 2 ans de stage pastoral en paroisse).

            Comme ces aspirants au sacerdoce se préparent à être au service de notre diocèse, il semble bien normal que nous ayons à coeur de les aider dans la poursuite de leur vocation. Voilà pourquoi nous avons pensé rétablir la collecte spéciale pour les vocations, laquelle aura lieu à chaque année en la fête du Christ-Roi, soit le dimanche 20 novembre, cette année.

            Je compte sur votre générosité et, à l'avance, je vous en remercie.

                                                                  + Vital Massé
                                                                     Évêque de Mont-Laurier

 

Cliquez ici pour imprimer le billet de collecte spéciale pour les vocations

 

 

 

Allocution d'ouverture prononcée par Mgr Vital Massé, évêque du diocèse de Mont-Laurier, à la journée du lancement diocésain de l'année pastorale, le 31 août 2005. On y présentait la priorité diocésaine pour l'année pastorale 2005-2006.

 

- Se regrouper pour annoncer Jésus Christ -

Quelle que soit notre fonction dans l'Église diocésaine, nous avons un but commun : La rencontre du Christ et de son évangile pour apprendre à être de mieux en mieux son disciple et être capable de nous engager à le suivre le plus fidèlement possible.

Si nous avons clairement cet objectif en tête cela va nécessairement teinter notre agir et lui donner une dimension qui dépasse nos objectifs plus immédiats et plus pragmatiques.

C'est dans la perspective d'essayer de mieux atteindre ce but ultime d'annoncer Jésus Christ que nous avons pensé choisir notre priorité pastorale pour 2005-2006 :
« Se regrouper pour annoncer Jésus Christ ».

Pour bien profiter des échanges de cette journée, je crois qu'il faut l'aborder avec une certaine gratuité pour ne pas dire une gratuité certaine. En ce sens que l'important ce n'est pas d'abord que je trouve des trucs pour faire avancer ma situation, mais qu'ensemble nous trouvions comment le « chemin Jésus Christ » est le seul capable de bien nous faire réaliser notre mission de baptisés et plus particulièrement notre mission de personne engagée d'une façon spéciale comme ouvrier ou ouvrière à sa vigne.

L'idée de réaménagement des paroisses n'est pas nouvelle. Il y a déjà plus d'un an nous vous avons présenté un projet vous invitant à réagir, à vous rencontrer entre paroisses et, au besoin, à nous suggérer d'autres formes de regroupement. En certains endroits ce travail a été fait et il y a déjà des résultats tangibles ou du moins on s'attend à ce qu'il y en aura d'ici quelques semaines ou quelques mois. En d'autres endroits les pourparlers semblent à peine amorcés ou on s'est vite découragé devant certaines difficultés inévitables. Personne, à ma connaissance, n'a osé dire que les changements qui s'imposent sont une question de facilité. Mais nous croyons fermement que c'est la voie de l'avenir si nous voulons être fidèles à poursuivre notre mission.

Par ailleurs il semble assez évident que plus nous allons attendre, plus il sera difficile de trouver les personnes intéressées et les compétences pour opérer ces changements. Je crains de plus l'essoufflement chez notre personnel pastoral. Est-il bon de vous redire qu'il y a à peine 14 prêtres à temps plein et une dizaine qui collaborent occasionnellement pour tout le diocèse? Pourra-t-on encore longtemps demander à un prêtre modérateur d'être responsable de 10 ou 12 paroisses avec tout ce que cela comporte de réunions d'assemblée de fabrique et de tous les éléments qui composent le calendrier de chaque paroisse. Croyez-vous que beaucoup de jeunes prêtres ou éventuellement de prêtres venus de l'étranger auront l'audace d'envisager une telle besogne? Et à peu près le même problème se retrouve chez les agentes et agents de pastorale dont la rareté se fait de plus en plus grande. Et vous savez qu'il devient de plus en plus difficile de trouver des marguillières et marguilliers ou des présidentes et présidents d'assemblée de fabrique.

Nous voulons bien vivre dans l'espérance. Et cette espérance est bien fondée puisqu'elle s'appuie sur la promesse même de Jésus qui nous a dit  :  « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde. » (Mt 28,20).
Mais il faut nourrir cette espérance par des moyens très concrets.

Que sera exactement l'Église de demain? Bien audacieux ou audacieuse celui ou celle qui pourrait le dire.

Une chose est certaine. Que nous le voulions ou pas le courant d'une désaffectation de la pratique religieuse, au sens traditionnel du mot (assistance à la messe dominicale, contribution au support, etc.) me semble bien installée pour au moins encore quelques années.

Dans presque toutes les paroisses existe la fierté de maintenir son église en bon état. Ce qui est très louable et indique souvent un bon degré d'appartenance. Mais notre principale fierté doit être de travailler à bâtir l'Église avec un grand E, le Royaume de Dieu dont nous sommes tous responsables. Quel chantier mettons-nous en marche pour former de nouveaux disciples du Christ? Car c'est là notre première mission.

Passe encore de tout faire pour assurer une messe dominicale le plus souvent et le plus longtemps possible. Mais les 90 % de la population qui ne viennent pas à la messe ont droit, eux aussi, à une certaine révélation du message chrétien. Ils sont, eux aussi, enfants de Dieu en quête d'une spiritualité qui les nourrisse. Qu'avons-nous à offrir à tous ces gens qui pourtant, comme nous, sont des pèlerins en route vers la vie éternelle?

Au-delà d'une pastorale strictement d'entretien il nous faudrait miser davantage sur une pastorale de semence. Si nous voulons préparer l'avenir, il nous faut mettre en terre de nouvelles pousses. Il y a des pierres d'attente comme lors de certains événements importants de la vie. Il faut aussi créer de nouvelles formes de rassemblements qui offrent un menu varié pour atteindre ceux et celles que nos « pratiques traditionnelles » ne rejoignent plus comme des groupes de réflexion, de prière, d'échange autour de la Bible; de petits groupes de solidarité et de ressourcement comme les cellules paroissiales, etc.

Déjà pour conserver nos acquis nous avons besoin de tous nos gens de bonne volonté. Ces gens-là vont encore diminuer en nombre d'ici quelques années. Si, en plus, et c'est essentiel, nous envisageons un certain renouveau, la nécessité de regrouper nos forces avec d'autres paroisses pour atteindre nos objectifs apparaît évidente. De plus, il me semble qu'il faudrait le faire ne fut-ce que pour donner le témoignage de véritables chrétiens catholiques c'est-à-dire universels et ouverts au monde et essayer d'atteindre le plus possible la mentalité des premiers chrétiens qui mettaient tout en commun pour mieux remplir leur mission.

Dans les faits, il n'existe pas de paroisses parfaites pas plus que de paroisses tout à fait manquées. Il n'en reste pas moins que le défi du regroupement demeure, à notre avis, celui qui offre la meilleure garantie pour l'avenir de nos paroisses et pour réaliser notre mission d'annoncer Jésus Christ.

 

† Mgr Vital Massé
Évêque de Mont-Laurier

 


 

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